La péri-ménopause

La péri-ménopause est la période transitoire précédant la ménopause. Elle court jusqu'à l'installation définitive de la ménopause, c'est-à-dire 12 mois après l'arrêt définitif des règles. La péri-ménopause apparaît en général vers 40-45 ans, soit 5 à 10 ans avant la date effective de la ménopause. Elle est marquée par les premières modifications qui annoncent l'installation progressive de la ménopause. Ces modifications vont être ressenties de façon plus ou moins importante selon les femmes.

L'anarchie hormonale

Dans un premier temps, les cycles menstruels sont raccourcis et une fragilité émotionnelle peut s'instaurer. La femme peut ressentir de l'anxiété, des sautes d'humeur, un manque d'énergie, une altération de son sommeil. Ces perturbations sont causées par une déficience en progestérone, une hormone qui a des effets bénéfiques sur le moral et le sommeil quand elle est sécrétée en quantité suffisante.

Dans un deuxième temps, la baisse du taux de progestérone va donner plus d'importance aux œstrogènes. Ces derniers prolifèrent car ils ne sont plus bloqués par une sécrétion suffisante de progestérone. Cette surproduction d'œstrogènes (ou hyperœstrogénie relative) peut provoquer un syndrome prémenstruel intense. Il peut se caractériser par des seins gonflés et douloureux,- un ballonnement abdominal,de l'anxiété…

La femme est ensuite soumise à une alternance de cycles longs et courts.

Par la suite, avec le ralentissement de l'activité des ovaires, la femme souffre d'un manque d'œstrogènes (ou hypoestrogénie). La production de progestérone, quant à elle, devient très faible. Pendant cette phase, une glande située dans le cerveau, l'hypophyse, stimule les ovaires de façon intense pour tenter de compenser la baisse de sécrétion. Cette hyperactivité de l'hypophyse peut entraîner une agitation cérébrale mal régulée. La femme peut alors ressentir de l'énervement, des palpitations, des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes…

La fatigue s'accentue et la femme perd la protection que lui offrent les œstrogènes. Une sécheresse cutanée peut apparaître. La femme peut éventuellement ressentir un début de sécheresse vaginale. Son taux de cholestérol peut augmenter et elle risque d'avoir des difficultés à contrôler son poids.

Deux à trois ans avant l'arrêt définitif des règles, une phase d'anarchie hormonale se met en place. Les cycles deviennent très irréguliers. Les règles s'espacent de plus en plus puis, tout à coup, l'intervalle entre deux cycles menstruels se rétrécit. La femme souffre successivement d'un manque d'œstrogènes puis d'une surproduction. Cette période d'instabilité hormonale peut se traduire par un état de mal-être physique et psychique.

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Les conseils d'Havea pour aider à soulager les désagréments de la péri-ménopause

Pour pallier les variations hormonales de la péri-ménopause, n'hésitez pas à recourir aux phytohormones. Plus de 300 plantes contiennent des phytoœstrogènes, notamment les isoflavones, particulièrement présents dans le soja, mais aussi dans les légumineuses, les oignons, les pommes, les raisins, l’huile d’olive, les agrumes et le thé.

Les plantes peuvent vous aider à pallier certains désagréments de la péri-ménopause :
- contre les bouffées de chaleur : le soja, la sauge, le houblon,
- contre l'anxiété: le houblon, la valériane, la lavande,
- contre les insomnies : la passiflore, l’aubépine
- contre les problèmes circulatoires : la vigne rouge, l’hamamélis.