Le syndrome métabolique

Ces dernières années, la médecine s'est de plus en plus intéressée à la relation existant entre l'intolérance au glucose et divers troubles métaboliques tels que l'obésité, les dyslipidémies et l'hypertension.
Lorsque l'on retrouve ces divers facteurs chez un même patient, ce qui arrive de plus en plus fréquemment, on parle de syndrome métabolique. Dans ce syndrome, une des anomalies principales est la « triade lipidique », avec un cholestérol total et un taux de mauvais cholestérol élevés, des triglycérides élevés et un taux de bon cholestérol bas. De plus, certains spécialistes ont proposé une définition dont le critère principal est l'intolérance au glucose.
Le syndrome métabolique se définit alors par la présence simultanée d'au minimum 3 des 5 éléments suivants :
- un taux de glucose à jeun élevé,
- une surcharge pondérale (tout particulièrement abdominale),
- un taux de triglycérides sanguins élevé,
- une tension artérielle augmentée,
- un faible taux de cholestérol HDL (le ""bon"" cholestérol).Â

Plus le métabolisme du glucose est perturbé (intolérance au glucose, diabète), plus l'âge est élevé et les antécédents cardiovasculaires nombreux, et plus la proportion de patients souffrant d'un syndrome métabolique augmente (22% des plus de 20 ans présentent ce syndrome aux Etats-Unis).


Conséquences
Il existe une forte corrélation entre le syndrome métabolique et les risques de maladies coronariennes (la probabilité de survenue d'un accident cardiovasculaire peut être multipliée par 3) ou de diabète de type II. Ce syndrome est le reflet de l'installation d'une insulino-résistance qui se répercute sur tout l'organisme, avec notamment une accélération de l'athérosclérose (processus de vieillissement prématuré des artères) et des complications cardiovasculaires (cœur, rein, rétine, cerveau).
Le diabète de type II ou diabète gras, précédé de la phase d'intolérance au glucose, représente 90% des cas de cette maladie. Celle-ci est aussi appelée « diabète de maturité » puisqu'elle survient souvent autour de la cinquantaine chez des personnes en surpoids. Cette pathologie est due en grande partie à l'épuisement des cellules du pancréas par une alimentation trop riche. Le manque d'insuline empêche le bon passage du sucre dans le sang vers les tissus. La glycémie reste alors à un nouveau trop élevé après les repas.

Longtemps le diabète est indolore et insidieux et il est en général diagnostiqué seulement 5 à 10 ans après son démarrage. Le mauvais équilibre du diabète est responsable de complications dégénératives, dont la plus inquiétante est l'altération des parois des vaisseaux artériels et capillaires.

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Conclusion
Des règles hygiéno-diététiques s'imposent pour agir de façon sensible sur les facteurs de risque du syndrome métabolique : pratiquer une activité physique régulière d'1/2 heure chaque jour ou au minimum 5 jours par semaine, perdre du poids, adopter une alimentation saine riche en fibres et faible en gras.Â

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