Jeunes mamans : Santé et bien-être

Après la grossesse et l’accouchement, la période du post-partum est un moment de grand bonheur, mais aussi de multiples bouleversements. Entre les suites de couches, les changements hormonaux, les nuits entrecoupées par le sommeil de bébé, l’allaitement, le corps est soumis à rude épreuve. Il n’est pas rare que la fatigue s’installe durablement et que le moral soit en berne. Sans compter que la joie de devenir mère induit aussi de trouver un nouvel équilibre familial avec ce petit être qui vient d’arriver et de prendre conscience de ses nouvelles responsabilités. Souvent épuisée, la jeune maman se sent bien souvent tiraillée entre des émotions intenses et parfois contradictoires. Avant de penser à la perte de poids après l’accouchement, des solutions naturelles simples existent pour retrouver à la fois tonus et sérénité, à son rythme. L’idée ? Se sentir bien dans son corps de femme, afin de profiter au maximum des premiers jours de bébé.

Maternité : le grand chamboulement


Dans votre chambre à la maternité, vous tombez sur votre reflet dans le miroir, sans parvenir à vous reconnaître en cette femme qui n’est plus enceinte, mais qui porte encore un ventre bien saillant… Quelques jours après l’accouchement, votre nouveau-né ne cesse de pleurer la nuit et rien ne semble le soulager, vous passez alors de l’euphorie à la crise de larmes sans comprendre ce qui vous arrive… Rentrée à la maison, vous vous retrouvez seule désemparée avec votre bébé et tellement fatiguée…

Souvent enjolivée, toujours fantasmée, la maternité entraîne un ensemble de changements à la fois physiques et psychologiques, parfois difficiles à appréhender pour la jeune maman. Après la grossesse et la naissance du premier enfant, celle-ci doit apprendre un nouveau métier à plein temps : être mère. Comme on a coutume de le dire, il n’existe aucune formation, car chaque mère et chaque enfant est différent. Encore remuée par l’accouchement, il faut donc retrouver une stabilité à la fois sur le plan familial, psychologique et apprivoiser ce nouveau corps.


Grossesse et accouchement : des épreuves physiques très intenses

En termes d’épreuve physique, donner la vie serait aussi éprouvant qu’un sport d’endurance de haut niveau, comme un marathon. C’est la conclusion d’une étude américaine réalisée par des chercheurs de la Nursing School de l’Université du Michigan. Ces derniers ont observé l’IRM passé par plusieurs femmes venant d’accoucher. Entre le début du « travail » et la naissance du bébé, il peut s’écouler de longues heures. Et en plus de la durée de l’épreuve, il y a la douleur des contractions, même en cas de péridurale. Et n’oublions pas que laccouchement est la dernière étape de la grossesse, performance physique équivalente à celles d’un ultra-marathonien selon une récente étude britannique.

Que l’expulsion du bébé se fasse par voie basse ou par césarienne, le corps est éprouvé. Pour la santé de bébé et de sa mère, l’équipe médicale doit parfois utiliser le forceps ou les ventouses, voire pratiquer une épisiotomie pour faciliter le passage de bé ou une césarienne. Ces interventions ont des répercussions physiques et exigent un temps de récupération et de cicatrisation.  


Une nouvelle vie quotidienne avec bébé

Même bien préparée, une femme enceinte pour la première fois n’a souvent pas conscience de tous les changements qu’implique l’arrivée d’un bébé. Le nouveau-né nécessite une attention de tous les instants. L’organisation de la vie quotidienne change fondamentalement. De plus, la naissance d’un enfant peut venir mettre à mal un équilibre un peu fragile du couple. Sans compter que le fait de devenir parent est un évènement heureux, qui peut néanmoins faire ressurgir des émotions du passé profondément enfouies.


Devenir mère : des conséquences physiques et psychiques


Concrètement, quelles sont les répercussions physiques de l’accouchement ? Comment l’arrivée d’un bébé impacte-t-elle l’équilibre psychique et émotionnel de la jeune mère ? Les conséquences d’une toute nouvelle maternité sont à la fois d’ordre physique, physiologique et psychologique.


Un corps éprouvé à « soigner »

Après l’épreuve de l’accouchement viennent les « suites de couches ». Lochies (saignements vaginaux), douleurs liées à la cicatrisation de l’épisiotomie ou de la césarienne, fuites urinaires, sensation de béance ou de ventre vide… les désagréments peuvent varier d’une femme à l’autre. Le transit intestinal est souvent perturbé, il est fréquent de souffrir de constipation après l’accouchement. Heureusement, toutes les femmes ne sont pas concernées par l’ensemble de ces phénomènes.


Césarienne, épisiotomie : les douleurs corporelles 

Après un accouchement, le corps a besoin de récupérer, voire de « se réparer ». Au-delà de la fatigue, selon la manière dont s’est déroulé l’accouchement, certains actes nécessitent une cicatrisation. En cas d’épisiotomie, il est fréquent de ressentir des douleurs, des tiraillements au moment de s’asseoir, d’uriner ou pendant les relations sexuelles. Selon une étude du Collectif inter associatif autour de la naissance, 38% des femmes ressentent des douleurs encore un mois après l’accouchement et 13% d’entre elles jusqu’à 3 mois. C’est pourquoi il est important de prendre son temps.

La cicatrisation post-césarienne demande également du temps et complique certains gestes du quotidien comme la position assise ou la marche. La remise en route du transit intestinal peut se révéler douloureuse. Consulter un ostéopathe en post-partum est utile pour l’équilibre du bassin.

Autre manifestation souvent méconnue des suites de couches : les tranchées ou contractions post-partum. Durant les 9 mois de grossesse, l’utérus n’a cessé de grossir pour accueillir confortablement le bébé. Il ne retrouve pas sa taille initiale du jour au lendemain, ce qui explique la survenue de contractions post-partum, aussi appelées tranchées. Aussi désagréables qu’inattendues, ces contractions constituent un processus physiologique normal. Elles signifient que tout se remet en place naturellement.


Fatigue et manque d’énergie

Les jeunes mamans se sentent souvent épuisées. Rien d’étonnant ! Après l’accouchement, le bébé ne laisse pas toujours le temps à la jeune mère de s’accorder des plages de repos suffisantes. Avec un nouveau-né, les nuits se vivent en pointillés. Récupérer des suites de couches, s’occuper de bébé, intégrer les changements : la fatigue s’accumule et le manque d’énergie se fait sentir.


Chute d’hormones après l’accouchement

Pendant les 9 mois de grossesse, l’organisme sécrète en grande quantité des œstrogènes et de la progestérone. Ces deux principales hormones de grossesse jouent un rôle clé pour l’implantation et la nidation de l’embryon et pour les développements de l’utérus. A la naissance du bébé, quelques jours après plus précisément, ces hormones chutent brutalement. Conséquences possibles : émotions amplifiées, irritabilité et pleurs impromptus peuvent subvenir. Les hormones de la grossesse sont remplacées par la prolactine favorisant la lactation et la montée de lait indispensable à la mise en place de l’allaitement.


Post-partum : chute des cheveux et peau en berne

La période post-accouchement réserve son lot de surprises. La chevelure d’une femme enceinte est plus volumineuse, plus épaisse, plus brillante, car la chute naturelle des cheveux est ralentie par les hormones. Une fois l’accouchement passé, il arrive que les cheveux tombent en grande quantité, ceci est dû à la chute des hormones. Cette alopécie passagère est sans gravité, mais déstabilisante. De la même manière, la peau ne bénéficie plus de l’action des hormones de grossesse. Sous l’effet de la carence hormonale, il arrive que la peau s’assèche et ternisse.


Allaitement : crevasses, mastites..

Il est essentiel que l’allaitement reste un moment de plaisir et de partage. Si l’allaitement est un geste merveilleux, il peut arriver que la femme allaitante rencontre des difficultés : mamelons douloureux, engorgement, crevasses, voire lymphangites (mastites) Baumes, crèmes, huiles, infusions, il existe des gammes de produits cosmétiques pour prendre soin de ses seins pendant l’allaitement, prévenir et  soulager les éventuelles douleurs, ou également pour favoriser la lactation 


Poids : des kilos en trop... très pesants

La prise de poids totale durant la grossesse varie fortement d’une femme à l’autre. La moyenne pour une femme de corpulence normale est de 12 kilos, mais il est essentiel de ne pas se focaliser sur le chiffre de la balance, afin de vivre sa grossesse sereinement.

Les kilos gagnés correspondent au poids du bébé, du placenta, du liquide amniotique, mais aussi au poids des graisses stockées par l’organisme en vue de l’allaitement. Si une dizaine de kilos se perdent rapidement au moment de la naissance du bébé, il reste souvent des kilos à perdre pour retrouver son poids d’avant grossesse. Avoir du ventre après l’accouchement ? Rien de plus normal, l’utérus doit retrouver sa taille et sa place initiales.


La maternité, un tsunami d’émotions

Devenir mère implique une série de bouleversements survenant en un laps de temps court. La jeune maman se retrouve assaillie par des émotions très intenses, entre l’amour pour son bébé, ses nouvelles responsabilités, un nouveau corps à apprivoiser, sans compter les changements hormonaux.


Baby-blues, baisse de moral transitoire

Hypersensibilité, envie de pleurer irrépressible, anxiété, sentiment de solitude… Le phénomène dit du « baby-blues » est d’origine physiologique. La chute brutale des hormones de grossesse (progestérone et œstrogènes) génère un changement d’humeur soudain. Il est fréquent que la jeune maman passe du rire aux larmes, sans raison identifiée. Elle peut aussi se sentir à certains moments submergée d’amour pour son bébé et à d’autres moments complètement démunie… Un conseil : se reposer au maximum. N’hésitez pas aussi à déléguer et à vous faire aider. Provoqué par une perte de repères, le baby-blues reste passager et les symptômes s’estompent naturellement. Il diffère de la dépression post-partum, véritable syndrome dépressif touchant entre 10% et 20% des mères.


Dépression post-partum : quand se faire aider ?

Lorsque le mal-être persiste, voire s’accentue, il est conseillé de consulter rapidement un professionnel de santé (médecin, sage-femme…). En effet, il arrive que la naissance d’un enfant entraîne un épisode dépressif. Plus celui-ci sera identifié et pris en charge tôt, moins la relation avec le bébé sera impactée. La mère doit pouvoir exprimer sa souffrance et rompre l’isolement dans lequel elle a tendance à s’enfermer par honte ou culpabilité. Un suivi psychologique aide la mère à trouver son équilibre tout en restaurant le lien mère-enfant. Méconnu, ce trouble psychique constitue pourtant aujourd’hui la première cause de mortalité maternelle périnatale, devant les hémorragies ou les infections.


Les solutions pour retrouver bien-être et sérénité après l’accouchement


Face aux changements associés à l’arrivée du premier enfant, il est primordial de se laisser du temps pour trouver un nouvel équilibre. Dans l’organisation de la vie quotidienne, sachez vous aménager des créneaux pour vous reposer, vous ressourcer ou vous faire plaisir. Si vous avez de la famille et des amis autour de vous, n’hésitez pas à déléguer pour vous accorder une pause. Dans cette période intense en émotions, être entourée est essentiel.

Côté santé, prenez soin de vous ! Profitez de ce changement de vie pour adopter un mode de vie plus sain, effectuez votre rééducation périnéale avant de reprendre le sport. Misez sur les plantes pour soulager les douleurs post accouchement.


Sport et alimentation pour perdre les kilos post grossesse

La perte de poids après l’accouchement passe par une alimentation saine et un exercice physique adapté. 

Pour retrouver son poids de forme après une grossesse, il faut compter en général entre 9 et 12 mois. Dans cette lutte contre les kilos superflus, le temps est votre meilleur allié. Inutile de stresser, commencez par reprendre de bonnes habitudes alimentaires. Privilégiez les fruits et les légumes, les aliments riches en fibres et en nutriments, facilitant le transit et la perte de poids. Essayez de vous préparer des plats équilibrés et variés, mangez de tout mais en quantité raisonnable. Evitez les régimes trop drastiques favorisant l’effet yo-yo

Durant la grossesse, la ceinture abdominale a laissé place à l’utérus de plus en plus important. Une fois la rééducation terminée, il est possible de reprendre une activité physique, mais il est conseillé d’opter pour des sports à faible impact pour épargner le plancher pelvien tout juste remis. La natation, le yoga, le stretching sont à privilégier par rapport à des sports où on travaille en force comme la musculation ou la course à pied par exemple. L’essentiel est d’aller à son rythme.  


Rééducation du périnée : passage obligé avant la reprise du sport

La reprise du sport après l’accouchement ne doit pas se faire avant une rééducation périnéale complète à effectuer avec une sage-femme ou un kinésithérapeute. En effet, le poids de l’utérus durant la grossesse et l’élargissement du vagin au moment de l’accouchement provoquent un relâchement du périnée. Il est indispensable de lui redonner toute sa tonicité grâce aux séances de rééducation dédiées et des exercices spécifiques pour le muscler.

Quelle que soit la méthode choisie (manuelle, électrostimulation…), la rééducation du périnée est indispensable pour toutes les femmes et peut commencer entre 1 mois à 6 semaines après l’accouchement. Cette étape ne doit pas être négligée au risque de souffrir d’incontinence urinaire, voire de prolapsus (descente d’organes) plusieurs années après l’accouchement.


Se réapproprier son corps de femme pour une nouvelle sexualité

La jeune maman consacre tellement d’énergie à s’occuper de son nouveau-né et à gérer le quotidien, qu’elle peut rapidement s’oublier. La grossesse, puis l’accouchement ont transformé sa silhouette. Accepter ce « nouveau corps », se le réapproprier et apprendre à l’aimer demande du temps. Ainsi, reprendre une activité sexuelle dépend des envies et ressentis de chacune. Néanmoins, le choix de la contraception est une question à se poser assez rapidement, avant même la réapparition des menstruations. Surtout si vous ne souhaitez pas tomber à nouveau enceinte avant le fameux « retour de couches ».

Quelque temps après l’accouchement, le cycle menstruel se remet en place. Le retour des règles peut s’accompagner de douleurs plus ou moins intenses.


Des plantes et actifs naturels aux multiples bienfaits 

La nature est une source inestimable de bienfaits. Certaines plantes contiennent des actifs aux propriétés stimulantes, énergisantes ou encore apaisantes. Pour lutter contre la fatigue après l’accouchement, ou atténuer les éventuelles douleurs utérines (liées aux tranchées ou au retour du cycle menstruel), il est intéressant de recourir à certains compléments alimentaires.  

La prise de certains compléments alimentaires participe à lutter contre les conséquences de  la chute hormonale post-partum comme la perte des cheveux ou l’assèchement de la peau. A base de levure de bière, de kératine ou d’acide hyaluronique, ils aident à limiter ces effets indésirables.  

Parallèlement, des huiles et des crèmes aident à renforcer la tonicité et l’élasticité de la peau et contribuent à faire disparaître les marques des vergetures (huile d’amande, huile d’argan). D’autres crèmes peuvent permettre de réduire les douleurs liées à l’allaitement et certaines plantes favorisent la lactation 

En résumé, les actifs naturels, vitamines et minéraux peuvent être utiles :

  • pour combattre les désagréments des suites de couches(chute des cheveux, peau terne) favoriser l’allaitement  
  • vivre la période post accouchement plus sereinement (aide au sommeil, amélioration du moral)  
  • retrouver du tonus et de l’énergie (magnésium, ferspiruline, cure de vitamines et minéraux 

Nos solutions pour les jeunes mamans !