Problèmes cardiovasculaires

Un cœur en bonne santé est un gage de longue vie. Alimentant en oxygène l’ensemble des organes vitaux, le cœur peut connaître des dysfonctionnements plus ou moins graves. Les maladies cardiovasculaires (MCV) désignent l’ensemble des troubles affectant le cœur et les vaisseaux sanguins, à l’origine de 17,5 millions de décès dans le monde, chaque année. Il s’agit même de la première cause de mortalité à l’échelle mondiale. La crise cardiaque et l’accident vasculaire cérébral (AVC) figurent parmi les troubles les plus connus. Quels sont les facteurs de risque (tabac, cholestérol, surpoids, hypertension artérielle) ? Quels signes cliniques doivent alerter sur le risque de développer une maladie cardiovasculaire ? Quel mode de vie adopter pour conserver au maximum un cœur en pleine forme ? Mieux connaître les problèmes cardiovasculaires permet de mieux les prévenir… et donc de s’en prémunir.

Accidents et maladies cardiovasculaires : les comprendre pour limiter les risques 

 


Vous êtes tranquillement en train de jardiner dans votre potager, quand vous ressentez une violente douleur au thorax irradiant dans votre cou et vos épaules, vous êtes essoufflé et en sueur… Vous êtes en train de faire vos courses au supermarché, quand vous perdez l’équilibre, vous ressentez un affaiblissement dans votre jambe qui vous semble comme paralysée… Nauséeuse, vous observez un essoufflement inhabituel à l’effort et vous vous sentez épuisée en permanence…  

Ces signes cumulés doivensusciter une certaine vigilance. En effet, ils peuvent être les signes avant-coureurs ou les manifestations d’un accident vasculaire cérébral (AVC) ou d’une crise cardiaque, autant dire d’une urgence médicale absolue.


Maladies cardiovasculaires : de quoi parle-t-on ?

Les maladies cardiovasculaires affectent le cœur et les vaisseaux sanguins et résultent en général de l’obstruction des artères par un dépôt de graisse. Ces amas graisseux contribuent à former des plaques d’athérome, gênant à terme la circulation du sang et donc l’alimentation en oxygène des principaux organes vitaux comme le cerveau ou le cœur. 

Il peut s’agir de maladies héréditaires comme la cardiopathie ou de troubles corrélés au mode de vie. En 2012, l’OMS estimait à 17,5millions le nombre de décès imputables à ces maladies, dont 7,5millions dus aux cardiopathies coronariennes et 6,7millions à l’AVC.  

L’Organisation mondiale de la santé dresse une liste de ces pathologies et troubles :  

  • - L’hypertension artérielle (élévation de la tension) : il s’agit d’une augmentation anormale de la pression sanguine sur la paroi des artères. Environ 11% de la population française est traitée pour HTA. 
  • - Les cardiopathies coronariennes (crise cardiaque ou infarctus) : liée à un caillot de sang bouchant l’artère coronaire, la crise cardiaque (ou infarctus) représente une atteinte du muscle du cœur. - La pompe cardiaque n’est plus correctement alimentée en sang et donc en oxygène, et se nécrose.  
  • - Les maladies cérébro-vasculaires: l’accident vasculaire cérébralaussi appelé «attaque cérébrale», correspond à l’obstruction (AVC ischémique) ou à la rupture (AVC hémorragique) d’un vaisseau sanguin dans le cerveau. La prise en charge de la personne doit être immédiate, afin de limiter les dommages irréversibles sur le cerveau.  
  • - L’insuffisance cardiaque : désigne une faiblesse du muscle cardiaque, cet état pathologique se traduit par une incapacité du cœur à assurer le débit sanguin nécessaire pour satisfaire les besoins de l’organisme. 
  • - La cardiopathie rhumatismale ou congénitalemaladie du cœur qui peut toucher la personne dès sa naissance (congénitale) ou se développer suite à une complication du rhumatisme articulaire aigu (RAA), lui-même causé par une infection de la gorge mal soignée (rhumatismale). 
  • - Les cardiomyopathies: ces maladies de plusieurs types concernent le myocarde. Le tonus musculaire du cœur est altéré, et un dysfonctionnement cardiaque est observé. 

Quels sont les symptômes ? 

L’identification de la crise cardiaque et de l’AVC conditionne la prise en charge médicale du patient. Plus celle-ci est rapide, plus les chances de sauver la victime seront grandes. Le temps passé entre l’accident et l’intervention détermine l’ampleur et la gravité des séquelles 

Les signes cliniques de ces deux maladies cardiovasculaires varient selon le sexe du patient. Les manifestations de l’infarctus chez la femme sont encore mal connues aujourd’hui, alors que cet accident représente la première cause de mortalité chez les Françaises avant le cancer du sein 

 

 

HOMMES 

FEMMES 

Signes cliniques de l’AVC 

Affaissement du visage 

Déformation de la bouche  

Trouble de la parole 

Faiblesse ou paralysie des membres inférieurs ou supérieurs d’un côté du corps  

Perte d’équilibre 

Céphalées  

Troubles visuels 

Faiblesse musculaire et visage engourdi, douleur au visage 

Trouble de la parole (plus prégnant chez la femme) 

Troubles visuels  

Nausées ou hoquet  

Étourdissement 

Céphalées 

Désorientation 

Douleurs au ventre 

Signes cliniques de la crise cardiaque ou infarctus 

Douleur au thorax 

Essoufflement 

Pâleur, sueur et faiblesse générale 

Nausées, vomissements, remontées acides et parfois indigestion 

Peur et anxiété 

Grande fatigue persistante 

Troubles digestifs, nausées 

Essoufflement à l’effort et même au repos 

Oppression dans la poitrine 

Palpitations  

Difficultés à respirer 


Crises cardiaques et AVC : les femmes en première ligne 

Les maladies cardiovasculaires ne touchent pas que les hommes quinquagénaires, fumeurs, stressés, avec de l’embonpoint. Les femmes sont elles aussi de plus en plus concernées par cemaladies, qui représentent même la première cause de mortalité chez la gent féminine. Pour combattre l’idée reçue selon laquelle les problèmes cardiovasculaires seraient exclusivement masculins, la Fédération française de cardiologie a lancé une grande campagne de communication 

L’enjeu? Mieux identifier les symptômes d’une crise cardiaque ou d’un AVC chez les femmes pour une prise en charge médicale plus rapide. «Les femmes sont moins bien dépistées et prises en charge plus tardivement. Les études montrent qu’elles arrivent dans les services d’urgence une heure plus tard que les hommes», constate le professeur Claire Mounier-Vehier, présidente de la Fédération française de cardiologie.  

Depuis une quinzaine d’années, le nombre de crises cardiaques observées chez les femmes de moins de 50ans a triplé. En cause : l’évolution du mode de vie de celles-ci se rapprochant de celui de leurs homologues masculins (stress professionnel, tabac, surpoids). À ce changement d’hygiène de vie s’ajoute le risque plus spécifique lié à l’association tabac/pilule contraceptive. À noter que les femmes doivent redoubler de vigilance à certaines périodes de la vie comme lors de la prise de la première contraception, durant la grossesse et au moment de la ménopause.  


Problèmes cardiovasculaires : quels sont les facteurs de risque ?

Selon l’OMS, 80% des crises cardiaques ou des AVC prématurés survenant dans le monde sont évitablesEn effet, si on ne peut pas agir sur certains facteurs de risque comme l’âge, le sexe ou l’hérédité, il existe plusieurs facteurs de risque liés au mode de vie qu’il est possible de supprimer ou de diminuer. À noter que les facteurs de risque ne font pas que s’additionner, mais ils se potentialisent, s’aggravant les uns les autres.  

Les antécédents familiaux cardiovasculaires sont considérés comme un facteur de risque. Une vigilance accrue est de mise si un parent proche du patient a développé une maladie cardiovasculaire à un âge précoce :  

  • infarctus du myocarde du père ou d’un frère avant 55ans ou de la mère ou d’une sœur avant 65ans 
  • un accident vasculaire cérébral avant 45ans.  

Autre facteur de risque inéluctable : l’âge. Le vieillissement augmente fortement le risque de subir un accident cardiovasculaire ou cardiaque. La probabilité d’en être la victime est bien plus importante après 50ans chez l’homme et après 60ans chez la femme. Jusqu’à la ménopause, les femmes sont «protégées» par les hormones (œstrogènes et progestérone). 

  • - Le tabagisme : fumer augmente nettement le risque d’être touché par une MCV, car le tabac entraîne un rétrécissement des artères et favorise la formation de caillots sanguins. La cigarette est considérée comme directement responsable de 4décès cardiovasculaires sur 10.   
  • - L’hypertension artérielle : la pression artérielle trop élevée fatigue le cœur qui s’affaiblit plus rapidement. Cela contribue à abîmer les parois des artères.  
  • - Le diabète : un diabète mal contrôlé générant un excès de glucose dans le sang présente le risque d’endommager les parois des artères. 
  • - L’excès de cholestérol : le mauvais cholestérol ou «hypercholestérolémie» favorise la formation de dépôts graisseux dans les artères, pouvant bloquer la circulation du sang. 
  • - L’obésité et le surpoids : en cas d’IMC supérieur à 25, et surtout si la graisse est localisée au niveau de l’abdomen et de la taille, le surpoids favorise l’apparition de maladie cardiovasculaire. 
  • - La sédentarité : le cœur est un muscle qui a besoin d’être tonifié. L’exercice physique favorise un fonctionnement cardiaque optimal. Trente minutes de marche par jour suffisent à réduire le risque cardiovasculaire.  
  • - Le stress néfaste à la qualité de vie en général, le stress impacte le bon fonctionnement de l’organisme. Un stress chronique peut entraîner l’augmentation de la pression artérielle et de la glycémie. 

Problèmes cardiovasculaires : quelles conséquences ?  


Quand une personne est victime d’une crise cardiaque ou d’un AVC, c’est sa vie entière qui bascule. Lorsque l’accident n’entraîne pas le décès, les séquelles physiques, motrices et cérébrales peuvent être désastreuses. Dans tous les cas, la gravité des lésions cérébrales dépend de la rapidité de la prise en charge médicale 


L’impact sur la santé physique 

Dans le cas de l’infarctus du myocarde, quand celui-ci n’est pas mortel (1 patient sur 10), il nécessite une réadaptation cardiovasculaire. Sur le plan physique, le patient peut souffrir par la suite d’une insuffisance cardiaque ou de troubles du rythme cardiaque. Le risque de mort subite est plus élevé chez ces patients. Il est également fréquent que celui-ci se complique par un accident vasculaire cérébral. En cas de troubles cardiaques persistants, la pose d’un défibrillateur cardiaque ou d’un pacemaker peut être envisagée.  

En fonction de la prise en charge du patient et de son âge, un accident vasculaire cérébral peut entraîner des séquelles physiques et cérébrales plus ou moins graves. Les capacités psychomotrices peuvent être impactées (hémiplégie). Les patients peuvent réapprendre à marcher, mais il est fréquent que la motricité du bras ou de la main reste dégradée. Autre type de séquelles : des troubles de l’équilibre accentuant le risque de chute.  

Les personnes souffrant de certaines maladies cardiaques héréditaires, comme la cardiopathie, ont besoin d’une prise en charge spécifique. Il est possible de vivre avec la maladie, moyennant un traitement et un aménagement du mode de vie. Ainsi, la fragilité du cœur entraîne un essoufflement rapide, qui nécessite de prendre certaines précautions (pas d’effort sportif intense, altitude…).  


Accident cardiaque ou vasculaire : quelles conséquences sur le cerveau ?  

En cas d’AVC, le cerveau n’est plus alimenté en oxygène à cause de l’obstruction vasculaire. Près de 2millions de neurones sont détruits à chaque minute qui passe. Le temps écoulé entre l’AVC et sa prise en charge est précieux. Plus il est important, plus les lésions cérébrales irréversibles seront graves, handicapantes et invalidantes.  

Ce déficit neurologique se traduit notamment par des troubles du langage oral ou écrit (aphasie). Les difficultés à parler, à communiquer ou à se faire comprendre qui en découlent, impactent la vie sociale et professionnelle des patientsSelon une étude, environ 30% des personnes victimes d’un AVC tombent en dépression l’année suivante. De plus, le risque de démence est multiplié par cinq après un AVC. Même en cas de séquelles «minimes», il persiste souvent de la fatigue, des troubles de la concentration, de l’anxiété et de l’irritabilité chez les victimes d’AVC. Des troubles du comportement et un changement de caractère peuvent aussi être observés.  

L’AVC peut donner lieu à des complications aujourd’hui bien dépistées. Les infections liées à l’alitement, l’hypertension intracrânienne maligne ou l’effraction de sang dans les ventricules peuvent exiger une intervention chirurgicale.  

Globalement, la faculté de récupération du patient dépend en grande partie de l’âge du patient. Plus celui-ci est jeune, plus les chances de retrouver ses capacités physiques et psychiques sont grandes.


Les solutions pour prévenir les risques de maladies cardiovasculaires  


Il n’est pas possible d’agir sur les facteurs de risque tels que l’âge, le sexe ou l’hérédité. Toutefois, modifier certaines habitudes permet de réduire de manière significative les facteurs de risque liés à l’hygiène de vie.  


Mode de vie : comment prévenir les problèmes cardiovasculaires ?  

Pour prévenir la survenue de maladies cardiovasculaires, il est parfois nécessaire de modifier ses comportements alimentaires. Faire du sport, arrêter de fumer, pratiquer des techniques de relaxation : autant d’actions bénéfiques pour le système cardiovasculaire.  


De l’exercice physique quotidien 

Travailler devant un ordinateur toute la journée, puis s’asseoir dans sa voiture pour rentrer chez soi, avant de regarder la télévision dans son fauteuil parce qu’on est fatigué. Cet archétype d’une journée à la mode occidentale est néfaste pour l’organisme, particulièrement pour le cœur et le système vasculaire.  

Pour lutter contre la sédentarité, n’hésitez pas à changer vos habitudes. Préférez les escaliers à l’ascenseur, allez au travail à pied, à vélo ou en transport en commun si c’est possible, marchez dès que vous le pouvez. Trente minutes d’exercice physique par jour suffisent à réduire drastiquement le risque cardiovasculaire.  


Un régime alimentaire équilibré

L’excès de mauvais cholestérol et le surpoids sont identifiés comme des facteurs de risque. La prévention passe donc par une perte de poids. Pour retrouver un poids de forme, il est recommandé de privilégier certains aliments et d’éviter les excès.  

Ainsi, les produits alimentaires riches en sucre et en graisse favorisent la prise de poids, le diabète et le dépôt de graisse dans les artères. Il est conseillé d’éviter ou de réduire la consommation de ce type de denrées. Adopter un régime alimentaire varié et équilibré est indispensable pour protéger son cœur et garder la forme physique même quand on avance en âge 

En termes de nutrition, certains aliments sont reconnus pour leurs vertus pour le cœur, les artères et la régulation du taux de sucre : 

  • - L’ail : contient des composés sulfurés aux propriétés antioxydantes 
  • - Le policosanol de riz : extrait de la canne à sucre ou du riz, effet bénéfique sur la baisse du taux de mauvais cholestérol 
  • - Les fruits et légumes riches en polyphénols (molécules spécifiques des végétaux)  
  • - Les poissons gras riches en oméga 3 comme le hareng, le saumon, les sardines diminuent le taux de triglycérides sanguins 
  • - Le raisin riche en resvératrol, puissant antioxydant protecteur de la santé cardiovasculaire 

Manger des légumes et des fruits en quantité suffisante, des fibres, des céréales, participe à maintenir en forme le système cardiovasculaire.  


Les plantes et actifs bénéfiques à la santé cardiovasculaire

Les actifs naturels ont de nombreuses vertus pour la santé du corps et du psychisme. Certaines plantes sont reconnues pour leurs bienfaits sur le cœur et les artères. Associés à une alimentation équilibrée et un mode de vie sain, les compléments alimentaires permettent de profiter des actions bénéfiques de ces plantes. Consommés sous forme d’ampoules, gélules ou comprimés, ils offrent le meilleur de ces végétaux à l’organisme.  

Parallèlement, si la quantité de vitamines ingérée via l’alimentation n’est pas suffisante, la prise d’un complément peut aider à garder une bonne santé physique.  

Les plantes et actifs réputés pour leur bienfait sur la santé cardiovasculaire : 

  • - Le lin : aide à maintenir un taux normal de cholestérol (à choisir bio de préférence)  
  • - Les vitamines E, B6, B12 et B9 
  • - L’aubépine: riche en flavonoïdes, elle est indiquée dans le cas de troubles cardiaques  
  • - Les oméga 3 : jouent un rôle majeur dans la prévention des maladies cardiovasculaires 
  • - L’olivier: la feuille riche en flavonoïdes contribue à stabiliser l’hypertension artérielle 
  • - La mélisse : permet de diminuer le stress, d’apaiser le système nerveux et de réguler le rythme cardiaque

Nos solutions produits pour les problèmes cardiovasculaires