Troubles digestifs : quand le mal vient du ventre

À l’origine de douleurs parfois aiguës et handicapantes au quotidien, les troubles digestifs se révèlent fréquents. Aigreurs ou crampes d’estomac, douleurs intestinales, ballonnements, reflux gastro-œsophagien, coliques du nourrisson… Qu’ils soient chroniques ou passagers, les troubles digestifs concernent chacun d’entre nous à une période donnée. Leur cause peut être d’ordre émotionnel (stress intense), physiologique ou fonctionnel. Souvent honteux ou tabous, les problèmes de digestion ou de transit ont un impact psychologique non négligeable. Pour améliorer le bien-être digestif au quotidien et préserver l’équilibre de la flore intestinale, il peut être judicieux d’adopter de bonnes habitudes alimentaires au quotidien et de prendre des compléments alimentaires adaptés pour contribuer à soulager les douleurs d’estomac.

Maux de ventre, troubles digestifs : origine et caractéristiques

 


Un Français sur 2 est confronté à des problèmes de transit et de digestion, selon un sondage Ifop . 48 % des Français interrogés disent souffrir d’au moins un type de trouble digestif. Souvent banalisés, les troubles digestifs de l’estomac ou troubles liés à l’intestin provoquent des douleurs parfois très intenses.

Ponctuels, réguliers ou chroniques, ces troubles se manifestent par différents symptômes tels que les ballonnements, les flatulences, les crampes ou brûlures, les nausées, les éructations… Ces signes d’un dysfonctionnement peuvent conduire à des situations très gênantes dans la vie quotidienne et à long terme impacter l’état de santé. Vous regardez un film dans une salle de cinéma pleine à craquer, puis vous ressentez de très vives douleurs à l’estomac, vous obligeant à sortir en urgence pour vous rendre aux toilettes… Avant de monter sur scène pour jouer dans une pièce de théâtre, vous avez le trac et éprouvez de violents maux de ventre… Durant un entretien d’embauche, vous subissez des crampes d’estomac, vous empêchant de garder la concentration nécessaire pour répondre aux questions de votre interlocuteur… Conséquence aussi dans la sphère privée : près de 7 % des Français ont déjà quitté précipitamment un rendez-vous amoureux pour cause de désordres intestinaux.

Quels sont les signes d’une mauvaise digestion ? Quels sont les bons gestes à adopter pour y remédier ? Quels sont les remèdes naturels pour soulager ce type de douleurs ? Autant de questions à se poser en cas de problèmes digestifs.


Zoom sur les causes des troubles digestifs

Pour identifier le trouble digestif concerné, il est utile de mieux comprendre les organes de l’appareil digestif et les différentes phases du processus de digestion.

Essentielle, cette étape permet à l’organisme de récupérer dans les aliments les nutriments, vitamines et éléments dont il a besoin. La digestion débute dès l’absorption de la nourriture, comprenant la mastication avec la salive. Une fois passés dans l’œsophage, les aliments parviennent dans l’estomac où ils vont passer deux à six heures dégradés par les sucs gastriques.

Ensuite, l’intestin prend le relais et procède à la destruction complète des aliments, processus appelé hydrolyse. Une fois engagés dans ce tube digestif, les nutriments et l’eau contenus dans les aliments vont pouvoir passer dans le sang et servir de « carburant » à l’organisme. De l’absorption des aliments par la bouche jusqu’à l’évacuation par les selles, le processus complet de digestion dure jusqu’à 24 heures.

L’apparition d’un trouble digestif ou plus largement une mauvaise digestion peut être liée :

  • À un dérèglement ou une faiblesse d’un des organes clés de la digestion : l’œsophage, l’estomac, l’intestin
  • À un facteur psychosomatique ou émotionnel comme le stress, l’anxiété, la colère, l’excitation, la tristesse (on parle dans ce cas de stress digestif)
  • À un régime alimentaire trop riche en gras, trop copieux, plus globalement mal adapté

Physiologiques ou fonctionnels : les différents types de troubles digestifs

La dénomination « troubles digestifs » regroupe de nombreux types de difficultés liées à la digestion. Ces troubles peuvent être ponctuels – durant une période particulièrement chargée sur le plan psychologique par exemple – ou chroniques.

Certains troubles digestifs ponctuels peuvent aussi constituer les symptômes de troubles digestifs chroniques et durables, il s’agit :

  • Des acidités de l’estomac : hyperacidité gastrique causant une sensation de brûlure après les repas
  • Des diarrhées : bactériennes ou d’origine virale, elles se traduisent par des selles liquides et fréquentes pouvant entraîner une déshydratation
  • Des ballonnements : augmentation du volume de l’air dans le tube digestif
  • Des flatulences : gaz contenus dans l’appareil digestif et s’évacuant de manière incontrôlée
  • Des nausées et paresses digestives : ralentissement ou blocage du processus digestif, sensation de lourdeur, nausées
  • De la constipation : difficulté à aller à la selle, souvent liée au mode de vie, à l’alimentation et à l’environnement. Ce problème digestif a souvent une origine psychologique ou émotive.
  • Vomissements

La dyspepsie

La dyspepsie se manifeste par un inconfort chronique, centralisé dans la zone de l’estomac ou épigastre. Ce trouble se caractérise par des douleurs logées au niveau de l’intestin, des ballonnements, la sensation de « mal digérer », de « trop-plein » après le repas, ou à l’inverse une sensation de « satiété » précoce.

Des symptômes multiples qui peuvent rendre difficile la pose d’un diagnostic clair. Dans deux tiers des cas, la dyspepsie est d’origine fonctionnelle et découle d’un dysfonctionnement de l’estomac (hypersensibilité à l’ingestion d’aliments acides ou gras, diminution de sa capacité de distension). Certains facteurs favorisent l’apparition de la dyspepsie fonctionnelle : la consommation d’alcool, le tabagisme, la gastro-entérite, les repas trop riches en gras ou trop copieux, la grossesse, le stress…

Le cas échéant, elle peut faire suite à un problème de santé ou à la prise de certains médicaments ou être associée à une maladie (ulcère gastroduodénal, reflux gastro-œsophagien, cancer, gastrite chronique, atteinte du pancréas…). Dans la moitié des cas, la dyspepsie est associée au syndrome du côlon irritable.


Le syndrome du côlon irritable (SII) ou colopathie fonctionnelle

Le syndrome du côlon irritable, également appelé colopathie fonctionnelle ou encore colites, désigne un trouble de fonctionnement de l’intestin. S’il reste bénin, il s’avère très gênant dans la vie quotidienne. Ce syndrome provoque des ballonnements, des douleurs abdominales et des flatulences. Certains traitements peuvent aider à soulager les symptômes et à améliorer le confort digestif. Parallèlement, l’alimentation joue un rôle clé dans la prévention de nouvelles crises et durant les épisodes de colopathies. Adopter un régime alimentaire sain, faire de l’exercice sont nécessaires dans la prise en charge de ce trouble digestif.


Le reflux gastro-œsophagien ou RGO touchant les bébés  

Également appelé RGO, ce trouble digestif touche particulièrement les tout-petits. Le reflux gastro-œsophagien se manifeste par une remontée de la nourriture contenue dans l’estomac vers l’œsophage. Ce mouvement involontaire se traduit par des régurgitations du bébé. Le phénomène est courant chez les nourrissons durant leurs premiers mois de vie (avant 3 mois). Deux tiers des bébés sont concernés par ce trouble entre 4 et 5 mois, qui peut perdurer jusqu’à 10 ou 12 mois, âge d’acquisition de la position debout et éventuellement de la marche. 


La maladie de Crohn

Figurant parmi les Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin (MICI), la maladie de Crohn peut atteindre différents segments du tube digestif, de la bouche jusqu’à l’anus. Dans la majorité des cas, l’intestin grêle, le côlon ou l’anus sont concernés par ces lésions intestinales aussi appelées « ulcérations ».

La maladie se traduit par l’alternance de phases de « poussées » et des phases de rémission plus ou moins longues. Durant les « phases d’activité », la maladie peut se manifester par des douleurs abdominales ou anales, des nausées ou vomissements, de la diarrhée, un état général de fatigue voire de la fièvre.

En France, 120 000 personnes sont atteintes par cette maladie. Celle-ci doit son nom au médecin américain Burril B Crohn, qui l’a identifiée pour la première fois en 1932. Le nombre de cas progresse chaque année. Le stress et l’évolution du régime alimentaire sont notamment pointés du doigt.


Le ventre : notre deuxième cerveau ?

Ne dit-on pas qu’on a le ventre noué ou la boule au ventre à l’approche d’un évènement important ? Mauvaise digestion, maux de ventre, brûlures, constipations, ballonnements, vomissements, diarrhées ou sensations de pesanteur… l’aspect psychologique est prépondérant dans l’apparition de certains troubles.

Très fréquents, ces troubles digestifs fonctionnels périodiques, aussi appelés TDF, sont directement liés au stress. Pression au travail, obligations familiales, la sensation de courir après le temps suscite un stress difficile à contrôler. Prégnante dans notre société, cette sensation de stress peut entraîner un manque de sommeil et compliquer la digestion.

À la veille d’un examen, d’un entretien d’embauche ou de toute situation générant du stress, le système digestif s’emballe ou se bloque. Rien de surprenant en réalité, puisque le cerveau est directement connecté à notre appareil digestif.

Notre intestin contient près de 200 millions de neurones. Plusieurs études scientifiques ont constaté le lien étroit entre le système nerveux entérique et le système nerveux central, deux entités en interaction permanente. Cet « axe intestin-cerveau » focalise l’attention des chercheurs.

Les stimuli nerveux négatifs envoyés par le cerveau impactent le bon déroulement de la digestion. Mais cela va plus loin, puisque certaines expériences semblent montrer que le microbiote intestinal jouerait un rôle clé sur les comportements et une certaine réactivité émotionnelle. Agir sur ce microbiote permettrait ainsi de réduire l’anxiété et inversement.


Troubles digestifs : des conséquences au quotidien


Parfois banalisés, les troubles digestifs ont pourtant des conséquences sur l’organisme. Le dérèglement du système digestif est source de douleur, lancinante ou aiguë. Dans certains cas, les symptômes peuvent se répéter ou s’aggraver. Sans compter que les manifestations des troubles digestifs peuvent conduire à des situations extrêmement embarrassantes. Être soudainement sujet à des douleurs d’estomac ou de ballonnements en public ou dans un cadre professionnel s’avère plus que gênant.


Un impact sur le fonctionnement de l’organisme

Des troubles digestifs survenant de manière répétée, intense ou prolongée peuvent être le signe d’un problème de santé plus grave. Si vous souffrez de troubles digestifs persistants et sans cause identifiée, il est nécessaire de consulter un médecin rapidement. Dans certains cas, il pourra prescrire des examens complémentaires (imagerie médicale, coloscopie), visant à détecter d’éventuels indices d’une maladie plus grave (cancer de l’estomac ou colorectal, maladie digestive, sclérose en plaques…).

S’ils sont fréquents, les troubles digestifs même bénins fatiguent l’organisme et peuvent être générateurs de stress, néfaste pour l’organisme. De plus, la dégradation de la flore intestinale fragilise l’organisme, plus sensible aux agressions extérieures. Les douleurs abdominales ressenties peuvent également empêcher de dormir et impacter la qualité de sommeil. Conséquence : la fatigue s’installe. Autre conséquence : le comportement face à la nourriture peut changer. Les troubles digestifs peuvent entraîner une perte d’appétit, voire une véritable inquiétude au moment de la prise des repas.


Entre honte et tabou : quel impact sur le plan psychologique ?

Les troubles digestifs ont des conséquences non négligeables sur le plan psychologique. Souvent surnommé à juste titre le « deuxième cerveau », notre ventre est une région du corps où vont se cristalliser nos émotions. Colère, frustration, peur, stress ont des répercussions directes sur le processus digestif. Or, les symptômes de ces troubles digestifs restent la plupart du temps tabous et honteux. En effet, difficile de parler sans complexe de ses nausées, ses flatulences ou encore de ses ballonnements. Les personnes souffrant de maladies digestives chroniques peuvent ressentir une vraie souffrance psychologique au quotidien.

Maux de ventre des enfants : la vigilance s’impose

Il est fréquent que les enfants se plaignent d’avoir mal au ventre. Le stress et les émotions contradictoires qui les assaillent peuvent être en cause. Toutefois, si les troubles digestifs persistent, il est essentiel de consulter rapidement un médecin. Dans certains cas, des pathologies peuvent être diagnostiquées et prises en charge.


Les solutions pour le bien-être digestif et l’équilibre de la flore intestinale


Habitudes alimentaires, activité physique, relaxation… Adopter une bonne hygiène de vie peut favoriser la digestion et le transit au quotidien. Il existe des remèdes naturels pour soulager les symptômes de certains troubles digestifs et réduire la gêne occasionnée. La prise de compléments alimentaires, de probiotiques ou encore de tisanes peut permettre d’améliorer le confort digestif et de vivre plus sereinement au quotidien.

En plus de faciliter le sommeil et diminuer le stress, le sport favorise le transit intestinal. Jogging, natation, marche rapide… Pratiquer quotidiennement environ 30 minutes d’exercice physique est recommandé pour faciliter une bonne digestion.


Alimentation et repas : les bonnes habitudes pour faciliter la digestion 

L’alimentation est un facteur clé dans la prévention et le traitement des troubles digestifs. En cas de sensibilité de l’intestin ou de l’estomac ou de maladies chroniques, certains aliments sont à privilégier et d’autres à éviter en fonction du trouble concerné. Ainsi, une alimentation riche en protéines animales et en sucres et pauvres en fruits et légumes favorise la fermentation et la présence de bactéries intestinales pathogènes. Résultat : une fragilisation de la flore intestinale. 

En cas de digestion difficile ou de constipation, il est conseillé de limiter la consommation de certains types d’aliments :

  • Les aliments riches en sucres et en lipides
  • Les graisses et protéines animales
  • Les aliments contenant du gluten
  • Le blé, l’orge ou le seigle

Il est également préconisé de privilégier : les fruits et légumes frais, les aliments riches en fibres (légumes secs, céréales complètes, noix et fruits secs) et de s’hydrater suffisamment (environ 1,5 litre d’eau par jour).

En cas de diarrhée, il est essentiel de boire régulièrement et en quantité suffisante et de privilégier les aliments ralentissant le phénomène de digestion (riz, carottes, bananes…).

De manière générale, l’idée est d’adopter un régime alimentaire varié, sain et équilibré et d’éviter l’alcool.

La façon de prendre ses repas influe également sur le processus de digestion. Prendre le temps de s’asseoir pour manger et mâcher longuement les aliments ingérés facilite la digestion. Afin d’éviter de stresser l’appareil digestif, préférez un endroit calme pour prendre vos repas et mangez en bonne compagnie.

Afin de décrasser l’organisme et purifier son corps de l’intérieur, une cure de détoxification est idéale pour « nettoyer » le foie et les intestins. Pour aider ces organes à fonctionner au mieux, il est conseillé de faire cette cure à chaque changement de saison.

Les plantes et substances naturelles contribuant au confort digestif :

  • L’angélique: utilisée pour traiter l’indigestion et les coliques flatulentes

  • L’anis vert : riche en anéthol, aide à lutter contre l’aérophagie et les gaz

  • L’argile verte : riche en silice et en aluminium, contribue à protéger la muqueuse gastro-intestinale

  • Le charbon végétal : grâce à sa très grande capacité d’absorption, il aide en cas de digestion difficile

  • La coriandre : riches en flavonoïdes, utile pour limiter les flatulences et les ballonnements

  • Le fenouil: riche en anéthol, il s’agit d’un antispasmodique naturel

  • La mélisse : favorise la sécrétion biliaire, utile pour calmer les troubles intestinaux

  • Le réglisse : contient des saponosides, permet de soulager les irritations gastriques


Les probiotiques pour préserver la flore intestinale

Véritable écosystème, la flore intestinale est constituée de 100 milliards de micro-organismes jouant un rôle stratégique dans la synthèse des aliments. Ces bactéries extraient les vitamines et nutriments essentiels et participent à la digestion des fibres.

En stimulant la production d’anticorps, ces « bonnes » bactéries contribuent aussi à booster les défenses naturelles. Une action bénéfique réalisée principalement par les lactobacilles et les bifidobactéries, qui aident à lutter contre les bactéries pathogènes. Un déséquilibre de la flore intestinale entraîne des troubles digestifs, mais aussi des problèmes de peau, un teint brouillé…

Les probiotiques participent à la protection de cette flore intestinale en limitant la prolifération des bactéries nuisibles. Qu’est-ce que sont les probiotiques ? Il s’agit de souches de bactéries bénéfiques, non pathogènes et non toxiques capables de survivre dans l’appareil digestif. Ces bactéries sont naturellement présentes dans les produits laitiers fermentés. Mais l’alimentation ne suffit pas toujours à consolider la flore intestinale, notamment quand celle-ci a subi des agressions. Des probiotiques sous forme de compléments alimentaires peuvent être pris afin de renforcer cette flore, si précieuse pour l’équilibre digestif.

D’autres plantes et actifs naturels ont des vertus calmantes, drainantes et apaisantes sur le système digestif. Ainsi, le charbon végétal est un précieux allié pour les personnes concernées par les digestions difficiles. Certaines plantes comme le fenouil ou la coriandre à prendre sous forme d’infusions par exemple, contribuent au bien-être intestinal et digestif.


Nos solutions pour vous aider à en finir avec vos troubles digestifs !