Troubles respiratoires

Difficulté à respirer, asthme, insuffisance respiratoire : il existe plusieurs types de maladies et troubles respiratoires aux symptômes différents (toux, essoufflement…). Les problèmes respiratoires perturbent la qualité du sommeil et fatiguent l’organisme. Les infections pulmonaires et maladies respiratoires graves nécessitent une prise en charge médicale adaptée. Parallèlement à un mode de vie sain et à de l’exercice physique, la prise de compléments alimentaires dédiés contribue à favoriser la santé respiratoire.

Troubles et affections respiratoires : quand le corps s’essouffle


En plein hiver, vous attrapez un méchant rhume…fatigué la journée à force de vous moucher toutes les deux minutes, vous ne parvenez pas à trouver le sommeil la nuit, gêné pour respirer… Au milieu d’une salle enfumée par la cigarette, vous commencez à avoir du mal à respirer, vous êtes essoufflé et ressentez une oppression au niveau de la poitrine, vous avez une crise d’asthme… Stressé avant un entretien d’embauche, vous prenez le temps de faire plusieurs respirations longues et profondes et ressentez un bien-être immédiat… Autant d’exemples montrant l’importance capitale de bien respirer au quotidien.

Le souffle, c’est la vie ! Réalisée de manière totalement inconsciente la plupart du temps, la respiration est vitale pour le corps humain. En effet, c’est grâce à la ventilation pulmonaire que l’air contenu dans les poumons peut se renouveler. À chaque inspiration, l’oxygène pénétrant dans l’organisme est acheminé vers chaque cellule. Cet oxygène permet à chacun des organes de fonctionner normalement. À l’expiration, le corps se libère du dioxyde de carbone. Sans ce processus physiologique, le corps n’est plus approvisionné en oxygène et perd sa capacité à assurer les fonctions vitales.


Les causes des troubles et maladies respiratoires

Concrètement, la respiration, comment ça marche ? Les deux poumons sont les deux principaux organes respiratoires. Logés dans la cavité thoracique, les deux lobes pulmonaires sont constitués de bronches, elles-mêmes pourvues de bronchioles. Ce sont des centaines de millions d’alvéoles pulmonaires qui participent à la fonction respiratoire. Les parois sont riches en vaisseaux sanguins, lieux des différents échanges gazeux. Via le sang, les hématies se débarrassent du dioxyde de carbone et récupèrent l’oxygène venant alimenter l’ensemble des cellules.

L’appareil respiratoire peut connaître des dysfonctionnements, plus ou moins graves. Certains d’entre eux, comme le BPCO (Bronchopneumopathie chronique obstructive), l’asthme ou l’apnée du sommeil, peuvent se révéler particulièrement handicapants au quotidien. Plus fréquentes et sans conséquence grave, les infections respiratoires dites « saisonnières » comprennent les rhumes, les rhinites, les bronchites, les maux de gorge ou laryngites, les angines et les allergies respiratoires comme le rhume des foins.

Ces troubles respiratoires peuvent être d’origine :

  • Allergique : les rhinites allergiques sont provoquées par une exposition aux éléments déclencheurs de l’allergie (pollens, poils d’animaux, pollution, acariens, moisissures…)
  • Virale : ces infections sont liées à la circulation d’un virus et peuvent se traduire par un simple rhume, jusqu’à une bronchite aigüe. Ces virus respiratoires se transmettent indirectement par des gouttelettes émises lors de la toux, des éternuements, soit indirectement par les mains ou les objets.
  • Bactérienne : l’infection est causée par une bactérie, un germe pathogène, affectant les voies respiratoires et provoquant des symptômes plus ou moins aigus

Le tabagisme : facteur clé de l’apparition des troubles respiratoires

Sans surprise, le tabagisme est identifié comme l’une des causes principales, dans la survenue de maladies ou de troubles respiratoires chroniques. Ainsi, la cigarette est responsable de 80% des cas diagnostiqués de BPCO, touchant 2,5 millions de personnes en France. Cette inflammation génère une insuffisance respiratoire chronique incurable et s’avère responsable de 16 000 décès par an. En se consumant, la cigarette dégage de nombreuses substances toxiques, dont les goudrons.

L’appareil respiratoire en subit les conséquences sur le moyen et le long terme. Le développement de certains cancers comme celui du larynx, des bronches et de la bouche est directement imputable à l’action du tabac sur l’organisme. Parallèlement, le tabac augmente le risque de contracter d’autres types de cancers (voies digestives, rein, œsophage…). Globalement, selon la Ligue contre le cancer, plus de 30% des cancers dépendent directement de la consommation de tabac.

Facteur aggravant des symptômes asthmatiques, la fumée de cigarette est également responsable du déclenchement de la BPCO. Souvent méconnue, cette maladie respiratoire chronique provoque une difficulté à respirer, handicapante au quotidien. Cette maladie peut rapidement dégénérer vers une grave insuffisance respiratoire.


Les différents troubles respiratoires

Les troubles et maladies pouvant toucher l’appareil respiratoire (voies nasales, bronches, poumons…) sont nombreux. Les symptômes sont également variés : essoufflement, toux grasse ou sèche, irritation de la gorge, écoulement nasal, gêne respiratoire… Du rhume hivernal à la BPCO, le protocole de soin à mettre en place diffère. Focus sur les troubles respiratoires existants.

Rhume, rhinites, rhinites allergiques : un rhume est une infection des voies nasales. Le nez qui coule en continu, les éternuements, la toux, le mal de gorge sont les symptômes les plus fréquents. Causé par la transmission d’un virus, le rhume ou la rhinite est associé aux maux de l’hiver. En constante augmentation, la rhinite allergique se traduit par des symptômes similaires à la rhinite classique, mais découle d’une exposition à des agents allergènes (pollens, graminées, poils d’animaux…). La muqueuse nasale devient inflammatoire et gonfle.

L’asthme : maladie chronique, l’asthme se traduit par des crises durant laquelle la personne asthmatique a du mal à respirer. En effet, la paroi des bronches gonfle, ce qui restreint l’arrivée d’air dans les poumons. L’asthme ne se guérit pas, mais un traitement médical adapté permet de gérer et limiter les effets des crises.

Apnée du sommeil : se manifestant uniquement la nuit, l’apnée du sommeil est un syndrome provoquant un arrêt de la respiration pendant la phase de sommeil, de manière répétée. Ces pauses respiratoires peuvent durer plusieurs minutes. Elles découlent d’une obstruction des conduits situés à l’arrière de la gorge.

La bronchite aigüe, chronique : toux, expectorations accompagnées ou non de fièvre, la bronchite est une infection respiratoire courante, d’origine virale dans 90% des cas. Bien prise en charge, elle reste en général sans conséquence sur la santé.

BPCO : la bronchopneumopathie chronique obstructive est un terme générique utilisé pour désigner l’ensemble des maladies et pathologies respiratoires chroniques impactant l’arrivée d’air dans les poumons. Potentiellement mortelle, la BPCO se traduit par une sensation marquée d’essoufflement, de « manque d’air ». Monter des marches devient compliqué. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, cette maladie touche près de 64 millions de personnes dans le monde. Tabagisme et pollution atmosphérique restent les principales causes identifiées.

Abcès et œdème du poumon : causé par une infection polymicrobienne, l’abcès est une suppuration située à l’intérieur de la cavité pulmonaire. Cet abcès se caractérise par une nécrose des tissus pulmonaires et constitue souvent une complication de la pneumonie.

Cancer broncho-pulmonaire : représente 11% des nouveaux cas de cancer diagnostiqués chaque année. Le tabagisme actif reste le principal facteur des cancers broncho-pulmonaires, à l’origine de plus 29 000 décès en 2011 en France. La persistance de symptômes respiratoires comme la toux, la dyspnée fait partie des signes devant alerter le fumeur ou ancien fumeur concerné.


Les conséquences des troubles et maladies respiratoires


Les symptômes des troubles et maladies respiratoires touchant les bronches, les voies nasales et les poumons gênent la respiration. Oppression dans la poitrine, toux chronique, fatigue… l’impact est à la fois physique et psychologique.


Un impact sur l’organisme

Quand la respiration est perturbée, l’ensemble de l’organisme est impacté. Rien d’étonnant, puisque cette fonction vitale est à la base de l’oxygénation des cellules. Pour fonctionner de manière optimum, les organes ont besoin d’oxygène, véritable carburant pour le corps, nécessaire à la régénération cellulaire. D’ailleurs, l’arrêt respiratoire provoque un arrêt cardiaque. L’essoufflement continu ressenti par les personnes souffrant de BPCO complique des actions simples de la vie quotidienne.

Même un simple rhume fatigue l’organisme. Larmoiements, toux, écoulement nasal… cette infection trouble le sommeil et sollicite les défenses immunitaires. Conséquence : le corps récupère moins bien et la personne enrhumée peut rapidement se sentir épuisée. La sensation de nez bouché provoquée par les rhinites est désagréable au quotidien. Quant au mal de gorge afférent, il peut s’avérer très douloureux.


Stress et détresse respiratoire dans la vie quotidienne 

Plus globalement, la « détresse respiratoire » engendrée par les troubles de l’appareil respiratoire peut se révéler stressante. En effet, la sensation d’essoufflement, voire d’étouffement, est anxiogène. Si la personne concernée s’avère sensible aux situations de stress, cette gêne respiratoire risque d’aggraver les choses. Ainsi, certaines études scientifiques ont mis en évidence le lien entre la BPCO et l’apparition de troubles anxieux chez les patients. L’équilibre psychologique du malade est mis à mal et ses ressources à la fois cognitives et affectives sont affectées. Les retentissements sont réels sur le plan psychique. 


Les solutions pour mieux respirer au quotidien


Bien respirer n’est pas inné ! Le stress du quotidien active la respiration dite réflexe ou de survie. Grâce au sport et à des exercices ciblés, il est possible d’améliorer sa respiration pour une meilleure oxygénation de l’organisme. Dans la vie de tous les jours, adopter certaines habitudes permet d’améliorer son confort respiratoire. Pour combattre les infections respiratoires saisonnières, misez sur le potentiel de certaines plantes aux vertus nettoyantes et apaisantes.


Yoga, sport d’endurance : apprendre à respirer et gagner en souffle

Si respirer est une action vitale involontaire de l’organisme, bien respirer s’apprend ! Sous l’emprise du stress, pétri d’anxiété, nous adoptons la plupart du temps une respiration réflexe dite « de survie ». Prendre le contrôle de notre respiration et prendre conscience de ce processus physiologique apporte une véritable plus-value en termes de bien-être.

Pour gagner en sérénité, adopter la respiration abdominale est une bonne technique. Il s’agit de gonfler le ventre au lieu de la cage thoracique en poussant l’inspiration vers le bas. En augmentant le volume d’air dans les poumons, on améliore l’oxygénation. Conséquence : une respiration consciente, plus profonde et ralentie, favorisant le relâchement des tensions. Favorisant la relaxation, la respiration est d’ailleurs au fondement des pratiques comme le yoga, ou la sophrologie.

Côté exercice physique, les sports d’endurance comme la course à pied ou la natation sont des activités idéales pour gagner en souffle. Résultat : une meilleure oxygénation des cellules, une sensation de mieux respirer, source de bien-être et de plénitude.


Quels aliments privilégier pour les voies respiratoires ?

L’alimentation est le premier facteur de bien-être. Pour prendre soin de votre corps, commencez par adopter un régime alimentaire riche en fruits, légumes et fibres, apportant des vitamines, minéraux et oligo-éléments. Les produits très riches en sucres et en graisses saturées sont à limiter. Et parce que la santé commence dans l’assiette, il est utile de privilégier certains aliments et d’en restreindre d’autres.

En cas de rhume, la consommation de sucres rapides et de glucides simples (friandises ou pâtes par exemple) risque d’empirer la situation. En effet, ces éléments affaiblissent les globules blancs, essentiels pour lutter contre les infections.

En revanche, certains aliments sont de véritables alliés pour lutter contre les symptômes des troubles respiratoires. Les aliments épicés et les agrumes peuvent libérer les voies respiratoires supérieures bouchées (nez…). Toutefois, ils s’avèrent irritants pour le système digestif, à éviter donc en cas de fragilité au niveau de l’estomac ou des intestins.


Des remèdes naturels pour le confort respiratoire

Pour une meilleure santé respiratoire, veillez à proscrire le tabac, adopter une alimentation équilibrée et pratiquer un exercice physique. Si les maladies respiratoires graves nécessitent une prise en charge médicale globale, les infections respiratoires bénignes peuvent aussi être soulagées par des solutions naturelles.

De ce fait, la prise de compléments alimentaires adaptés participe à nettoyer et libérer le système respiratoire. Adopter des gestes simples au quotidien comme le lavage du nez aide aussi à résorber ces désagréments, souvent associés aux « maux de l’hiver ».

Adopter une bonne hygiène au quotidien permet de limiter l’intensité des symptômes des allergies. En effet, les facteurs environnementaux jouent un rôle clé dans l’apparition des troubles allergiques. Ainsi, un cadre de vie chargé d’allergènes (acariens, poussières, pollution) accentuera les manifestations des allergies.


Hygiène nasale : les avantages du lavage de nez quotidien

Dans certaines cultures, l’hygiène nasale occupe une place tout aussi importante au quotidien que l’hygiène bucco-dentaire par exemple. Ainsi, les Indiens sont nombreux à pratiquer la technique dite du jala neti. Cette méthode consiste à nettoyer les cavités nasales à l’aide d’eau salée via des pulvérisations dans une narine puis dans l’autre. Pratiquée de manière quotidienne, ce nettoyage aide à prévenir les infestions respiratoires comme les rhumes, les irritations de la gorge. L’usage d’un spray nasal pour ce nettoyage quotidien est recommandé.

Chez les nourrissons et les bébés, le lavage de nez au sérum physiologique est d’ailleurs recommandé. En effet, la respiration ne s’effectue que par le nez jusqu’à leurs 6 mois, d’où l’importance de veiller à ce qu’ils gardent les voies nasales bien dégagées. Ce nettoyage peut être pratiqué de manière préventive ou curative, en cas de rhume ou d’encombrement nasal.


Des plantes pour soulager les infections respiratoires

Certaines plantes et certains actifs naturels possèdent des propriétés bienfaisantes pour l’ensemble du système respiratoire (bronches, poumons, bronchioles…). Les actifs contenus dans ces végétaux s’avèrent très efficaces pour déboucher le nez, désencombrer les voies respiratoires et favoriser la respiration.

La prise de compléments alimentaires fortement concentrés en actifs naturels permet d’améliorer le confort respiratoire. Ce sont de véritables alliés pour combattre les infections saisonnières de la sphère ORL comme le rhume, la bronchite…

Les plantes aux vertus reconnues pour le bien-être respiratoire sont :

Substance cireuse fabriquée par les abeilles, la propolis a une action nettoyante sur l’organisme. Les résines végétales contenues à l’intérieur apaisent les irritations de la gorge, parfois très douloureuses.

Dans le cas d’infections respiratoires bénignes, il est possible de profiter des bienfaits de la phytothérapie de plusieurs manières. Parallèlement aux compléments alimentaires en gélules, comprimés ou capsules, en cas d’infection respiratoire sans gravité, l’application d’un baume pectoral en massage contribue à libérer les poumons. Le thym peut être consommé sous forme d’infusions et l’eucalyptus sous forme d’inhalations.


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